20 août 2006

Un texte à traduire?

Vous êtes une entreprise, une maison d'édition, un particulier et vous souhaitez faire traduire un site web, une brochure, un catalogue, un ouvrage spécialisé, un roman, une lettre?

Faites appel à un traducteur professionnel. Parce que la traduction est un métier. Parce qu'une bonne traduction sera fidèle à l'image que vous souhaitez projeter, à l'information que vous voulez faire passer, aux nuances que vous désirez exprimer. Et ce même quand il n'existe pas de formulation, de référence, d'idée identique dans les deux langues.

Un traducteur professionnel sait transmettre votre message de façon fidèle et percutante. Il sait faire vivre votre texte dans une autre langue. Il sait dresser des passerelles entre votre culture et celle de vos lecteurs étrangers car il connaît non seulement leur langage, mais aussi leurs valeurs, leurs préoccupations et leur quotidien.

C'est tout cela qui fait de la traduction un métier complexe et exigeant. C'est tout cela qui fait que vous ne voudrez pas prendre le risque de confier votre texte à un amateur.

Sur ce site, vous trouverez des informations (statuts, tarifs, délais...), des témoignages, des exemples de traduction, des références, bref, tout ce dont vous avez besoin pour trouver le traducteur qu'il vous faut.

Bonne lecture!

Questions-Réponses

Une question sur la traduction?
Posez-la ici!
Je vous répondrai dans les plus brefs délais.

Les tarifs

Il existe deux modes de rémunération: celui qui s'applique aux textes littéraires et celui qui s'applique aux textes techniques.


Le traducteur littéraire a un statut d'auteur (AGESSA) et est donc rémunéré en droits d'auteur. Est considérée comme littéraire toute traduction publiée par un éditeur. C'est le cas des romans, des recueils de nouvelles ou de poésie, mais aussi des guides pratiques portant sur les recettes de cuisine, le jardinage, la décoration ou la relaxation, pour ne citer que quelques exemples. La traduction littéraire est facturée au "feuillet" de 25 lignes, chaque ligne faisant 60 signes (ou frappes). Les prix les plus bas du marché tournent autour de 18€/feuillet. L'éditeur paie le traducteur en 3 fois: un tiers à la signature du contrat, un tiers quand le traducteur lui remet son travail et le dernier tiers lorsqu'il valide la traduction.
pour + d'infos, se reporter au site de l'ATLF

Le traducteur technique a un statut d'indépendant (URSSAF) et est rémunéré en honoraires. Il travaille pour des agences de traduction et/ou des clients directs. Il traduit des sites internet, des brochures publicitaires, des catalogues, des modes d'emploi, etc. Nombreux sont les traducteurs techniques qui se spécialisent dans un domaine: juridique, scientifique, médical... La traduction technique est payée au mot. Les prix les plus bas du marché tournent autour de 0,10€/mot. Le client paie le traducteur technique en une fois à réception de la note d'honoraires.
pour + d'infos, se reporter au site de la SFT

A savoir...

Chaque traducteur fixe ses tarifs en fonctions de différents critères, qui sont en priorité:

- la nature du texte et son degré de difficulté (technicité, style plus ou moins recherché, etc.)

- le délai dont il dispose pour réaliser sa traduction

- sa propre expérience et ses domaines de spécialisation

- le travail qui lui est demandé (traduction uniquement, ou adaptation, réécriture)

- le format qui lui est demandé (Word, Powerpoint, X-Press, etc.)

Vous trouvez votre traducteur cher?

Traduire n'est pas seulement transposer un texte mécaniquement d'une langue à l'autre. C'est une gymnastique complexe et de longue haleine. Un traducteur passe beaucoup de temps à faire des recherches (tout texte, même littéraire, comporte des références techniques, scientifiques, historiques, géographiques, etc.) et à travailler son style (voire à améliorer celui de l'auteur si ce dernier est bancal - ce qui arrive plus souvent qu'on ne le pense!). De plus, il effectue, avant de vous remettre sa traduction, un minutieux travail de relecture, qui demande là encore beaucoup de temps et de concentration.

Ne perdez pas non plus de vue le fait que la somme que vous lui versez ne constitue que son revenu brut. Après déduction des diverses taxes et cotisations inhérentes à son activité, il lui reste à peine 50% des sommes brutes perçues.

Articles de presse

Toute traduction est affaire d'interprétation, et de ce fait vieillit bien plus vite que l'œuvre originale. Seul le dilemme du traducteur ne varie pas: fidélité à l'esprit ou à la lettre?

Toute traduction est subjective. Soumettez le même texte à dix professionnels, vous aurez dix versions et dix longueurs différentes. La traduction dépend de la sensibilité de chacun et des normes en usage à une époque déterminée. Au XVIIIe siècle, les Français acharnés à défendre le beau parler (et les bonnes mœurs) taillaient à cœur en veux-tu dans les textes des romantiques anglais. Au début de notre siècle, on francise encore à outrance, sous prétexte de ne pas vouloir choquer ou dépayser le public. Depuis, l'authenticité est devenue un dogme. La traduction se doit de maintenir l'étrangeté d'un texte venu d'ailleurs tout en transposant les référents dans la langue du lecteur.

Ce qui n'empêche pas de perpétuels débats entre les instinctifs, fidèles à l'esprit (à qui l'on reproche de surtraduire, c'est-à-dire de trop en faire), et les pointilleux ou littéralistes (que l'on traite de sous-traducteurs et de pousse-au-mot).

De la même façon que l'arbre cache la forêt, toute nouvelle traduction relance le sempiternel débat autour de la bonne et mauvaise traduction. Aucun mot d'une langue ne trouve son équivalent absolu dans une autre. Chaque langue exprime une vision du monde et l'ordonne selon un point de vue, une grammaire qui lui est propre. Traduire, c'est donc choisir. «L'anglais se soucie comme d'une guigne de la répétition. Or, en français, il convient de l'éviter. La plupart des langues européennes ignorent le passé simple et le passé composé. A charge pour le traducteur de réintroduire ces temps en français. L'argot, les injures, les métaphores, les jeux de mots ou l'archaïsme posent également de nombreux problèmes», explique François Maspero, auteur, ancien éditeur et traducteur d'une trentaine de romans espagnols, italiens et anglais.

Extrait de l'article de C.Argand dans la revue LIRE, février 1997

How to choose a translator wisely (Avoiding a comedy of errors)

Translation clients are often buying blind. They seldom know what they are paying for, especially when buying a translation into a language other than their own. Translations are definitely not all born equal, a fact to which anyone who has experienced the pain, amusement or confusion of reading a bad one will attest.

Bad translations may take many forms and vary in the degree of injury. From the high comedy of the Alta Vista Babel Fish machine translation (Menu items: "Nice little bits of pig, drunken" and "Pens at the countrywoman") to those done by an overzealous, non-native speaker abusing a dictionary ("We are second-rate hotel situated in bowels of greenery..."), or those not bothering with a dictionary at all ("The product must be delivered tempestuously!"), to technically correct, but clunky translations ("Hence, for example, the realization of the modular products as per above corresponds to the functional needs expressed..."), they all send the same message - buyer beware. What can you do to avoid unintentional comedy, or just making a bad impression?

Look for accreditation. Many professional translator associations, such as the ATA (North America) or the AITI (Italy), attempt to set a standard of quality and accuracy by administering difficult, peer-evaluated tests in specific language combinations. Experienced, accredited translators evaluate the test to award certification.

Look at samples. Find a native speaker of the target language (the language into which the document is translated) who can read samples of the translator's work. It's even better if your evaluator also knows the source language (the language from which the document is translated).

This little bit of research can tell you a lot about a translator's skill. Good, smooth writing is a challenge in itself; writing well and conveying meaning into another language adds an entirely new dimension of challenge. Don't assume that just because someone is a native speaker of a language, they translate well.

Match the document to the translator. Not all documents are created alike and no translator can translate all documents well. Look at the translator's specialization and experience. If a translator does not have legal experience, don't give that translator your sticky legal document. If you want some snazzy marketing text, an expert in legalese may not always be the best choice.

The most common misconception about translation is that it is a mechanical matter, the mere trading of words from one language for the words of another. If you understand the complex ways in which languages and cultures differ from one another, as well as the inherent challenges of writing, you can begin to choose a translator without making the dreaded brutta figura (literal: "ugly figure"; non-literal: "bad impression").

By Miriam Hurley, lexicool.com, November 2003

Homme -vs- Machine

Vous pensez que faire traduire votre texte en ligne par un traducteur automatique (que nous appellerons TA) sera plus rapide et économique que de le confier à un homme ou une femme dont c'est le métier?

Vous avez raison: ce sera instantané et gratuit. Mais vous-êtes vous posé la question de la qualité de la traduction? Savez-vous si la traduction délivrée par le TA a un sens dans la langue étrangère (que vous ne maîtrisez pas)? Comment vérifier si elle est correcte au niveau de la grammaire, de la syntaxe et de l'orthographe?

Que fera le TA de votre "miche de pain" si vous lui demandez une traduction en japonais? De "Au clair de la Lune" en russe? D'une "bretelle d'autoroute" ou de la "troisième manche" d'un tournoi?
Vous hésitez encore?
Prenons un texte simple et demandons à un traducteur automatique de nous le traduire en allemand. Nous lui demanderons ensuite de faire l’inverse avec le texte allemand pour voir si nous retrouvons notre texte de départ.

1/ Texte de départ :
"Aurore a gagné un fouet à la pêche à la ligne organisée par l'association de cuisine créative où elle s'est inscrite à la rentrée dernière. Depuis, elle est devenue la reine des soufflés et des mousses en tout genre!"

2/ Traduction automatique vers l’allemand :
"Dämmerung hat eine Peitsche an der Fischerei an der Linie gewonnen, die von der schöpferischen Küchenassoziation organisiert wurde, wo sie sich an der letzten Rückkehr eingetragen hat. Seitdem ist sie die Königin der Aufläufe und des Schaumes in völligen Arten geworden!"
Aurore : le traducteur a pris ce nom propre pour un nom commun
Fouet : en allemand, « Peitsche » est le fouet du dresseur ou du sado-masochiste
Pêche à la ligne : « Fischerei an der Linie » n’a aucun sens, on pourrait le traduire littéralement par « Poissonnerie le long de la ligne »
Association de cuisine créative : « Assoziation » en allemand correspond au français uniquement dans le cadre des 'associations d’idées' ; ici on pourrait utiliser « Verband », « Verein ».
A la rentrée dernière : « der letzte Rückkehr » signifie « dernier retour ». Ambiance Terminator assurée !
Soufflés : « Auflauf » est la traduction de gratin. « Soufflé » se traduit par… « Soufflee » ! (en cuisine, la langue allemande utilise beaucoup de termes issus du français)
Mousse : « Schaum », c’est la mousse à raser ou la mousse du bain.
En tout genre : expression superflue en français, un Allemand la supprimerait

Vocabulaire : le TA connaît moins de mots qu’un enfant de 4 ans > S’il ne reconnaît pas un mot, il le laisse dans la langue étrangère.

Polysémie : le TA ne sait pas qu'un mot peut avoir plusieurs sens > Il ignore que les chevaux ne peuvent pas faire leurs courses au supermarché.

Contexte : le TA n’en tient pas compte > Il ne sera pas choqué de dire que l’arbitre a donné un coup de pipe (en allemand, on utilise le même mot « Pfeife » pour désigner la pipe, le sifflet et le pipeau).

3/ Traduction automatique vers le français du texte allemand donné par la machine (On est censé retrouver le texte de départ) :
"L'aube a gagné un fouet en pêche en ligne qui a été organisée par l'association de cuisine créative, où elle s'est enregistrée au dernier retour. Elle est devenue depuis lors la reine des Auflaeufe et de la mousse dans les types complets !"
Vous riez, n'est-ce pas? Pourtant, généré par le TA à partir de votre texte en français (votre brochure publicitaire, votre journal d'entreprise, votre compte-rendu de réunion...) un texte étranger sera aussi ridicule et incompréhensible que cette rétrotraduction. Méfiez-vous!
Vous aurez toujours besoin des services d'un professionnel
pour obtenir une traduction juste et claire.